Portrait de Pieter Dupont | Théophile Alexandre Steinlen

Théophile Alexandre Steinlen

Portrait de Pieter Dupont

Théophile Alexandre Steinlen - Portrait de Pieter Dupont
Théophile Alexandre Steinlen – Portrait de Pieter Dupont
Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition du Catalogue | Estampes et dessins | Octobre 2019

Artiste

Théophile Alexandre STEINLEN
Lausanne 1859 † Paris 1923

Description

Portrait de Pieter Dupont
Fusain et rehauts de blanc sur vélin teinté
470 x 345 mm – [620 x 387 mm]

Description détaillée | État de conservation

Cachet noir de la signature en bas à droite (recto – Lugt 2312b)
Cachet de la vente de l’atelier au verso (violet – Lugt 2341b)
Légère oxydation

Provenance : Vente de l’atelier de Th. A. Steinlen, Paris, Hôtel Drouot, salle 11, mercredi 29 et jeudi 30 avril 1925, lot n° 134 (décrit par erreur comme Portrait du peintre Delattre ?)

Branche de murier | Mario Avati

Mario Avati

Branche de murier

Mario Avati - Branche de murier
Mario Avati – Branche de murier
Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition Hommage à Mario Avati

Artiste

Mario AVATI
Monaco 1921 – Paris 2009

Description

Branche de murier
1959
Pierre noire sur vélin
653 x 493 mm

Description détaillée | État de conservation

Daté : « 59 » et signé en haut à droite
Daté : « 1959 » au verso

Profil | Paul Gauguin

Paul Gauguin

Profil

Paul Gauguin - Profil
Paul Gauguin – Profil
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Paul GAUGUIN
Paris 1848 – Iles Marquises 1903

Description

Profil
Graphite sur vergé crème
158 x 115 mm
Cachet : « P. G » encré en violet en bas à droite (Lugt nd)
Infime trace d’oxydation aux bords de la feuille
Une attestation d’inclusion dans le catalogue raisonné des dessins de Paul Gauguin en préparation au Wildenstein Institute sera remise à l’acquéreur.

 

Mise au tombeau | Rodolphe Bresdin

Rodolphe Bresdin

Mise au tombeau

Rodolphe Bresdin - Mise au tombeau - Plume et encre de chine
Rodolphe Bresdin – Mise au tombeau – Plume et encre de chine
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

Artiste

Rodolphe BRESDIN
Montrelais 1822 – Sèvres 1885

Description

Plume et encre de chine
126 x 220 mm
Signée des initiales en bas à droite
Quelques petites épidermures et menues salissures
Cadre
Monsieur David Becker et Monsieur Maxime Préaud ont confirmé l’authenticité de ce dessin en janvier 2010

Commentaires

Dans ce dessin, Rodolphe Bresdin représente une Mise au tombeau, dernier épisode de la Passion du Christ. On reconnaît les personnages bibliques au centre de la composition avec à droite la tombeau creusée dans la roche. Autour, au second plan, apparaît un paysage à la végétation luxuriante qui contraste résolument avec ceux de l’Orient. Mais c’est bien dans le fond que Bresdin apporte le plus de fantaisie : tout d’abord un moulin et, plus au loin, un village. Ce dessin présente une ambivalence : la scène biblique, à l’atmosphère calme et au dessin relativement dépouillé et lumineux, contraste avec le paysage et le fond, tout aussi abondant de détails qu’extravagant et obscur. La plume de l’artiste exécute avec beaucoup d’habileté chaque trait avec une préoccupation manifeste du détail. Ainsi parle Odilon Redon de Rodolphe Bresdin : « À toutes les ressources du praticien subtil et consommé, il joint encore les qualités plus élevées du penseur et le charme de l’imagination. Et certes, en est-il de plus imprévu et de plus varié dans ses fantaisies ? Paysages, marines, batailles, intérieurs, sujets de genre et des plus variés servent tour à tour de prétexte à cette imagination vagabonde pour manifester çà et là ses plus riches caprices et embellir tous les objets auxquels elle s’attache dans le libre champ qu’elle parcourt. ».

 

Ariane abandonnée | Henri Fantin-Latour

Henri Fantin-Latour

Ariane abandonnée

Henri Fantin-Latour - Ariane abandonnée
Henri Fantin-Latour – Ariane abandonnée

Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

Artiste

Henri FANTIN – LATOUR
Grenoble 1836 – Buré 1904

Description

1898
Crayon lithographique sur calque rehaussée de blanc
250 x 375
Fantin-Latour 1716
Signée en bas à gauche
Cadre
À rapprocher de la lithographie La source dans les bois (Hédiard et Mason 139).

Provenance

– Collection Alfred Beurdeley.
Collection A. Beurdeley, 9ème vente, Dessins modernes, 2ème partie, Galerie Georges Petit, Mardi 30 Novembre – Mercredi 1er et Jeudi 2 Décembre 1920, lot n° 156 p. 32, ill. p. 35. Présenté par omission comme le dessin préparatoire de la lithographie La source dans les bois (Hédiard et Mason 139).
– Collection Le Garrec.

Exposition

– Exposition des dessins de Fantin-Latour chez Tempelaere, 1901, n° 5.

Commentaires

Fantin-Latour a exécuté ce dessin à Buré en 1898. Ariane est couchée à terre, nue ; elle se soulève sur sa main gauche et regarde au loin la mer avec au fond un paysage boisé. Cette composition combine à la fois le nu et le paysage. Au fond dans le paysage, la nature est exaltée, bien que contenue. Dans le nu, Fantin ressent le besoin non point seulement de s’animer au spectacle attachant de la vie des êtres, mais aussi de chercher, dans ces êtres concrets qu’il s’appliquait à faire saillir dans la palpitation de l’air et de la lumière, ce qu’il y avait en eux de noble, de créateur, de génial, de divin. C’est ce qui faisait dire à Léonce Bénédite « que Fantin-Latour était un dérivé du romantisme » mais aussi avec de profondes résonances symbolistes.

Bibliographie

– Victoria Fantin-Latour, Catalogue de l’œuvre complet (1849-1904) de Fantin-Latour, Paris, H. Floury éditeur, 1911, (rééd. B. M. Israël & Da Capo Press, Amsterdam – New York, 1969), p. 183, n° 1716.
– Léonce Bénédite, Fantin-Latour : étude critique, Paris, Librairie de l’Art Ancien et Moderne, 1903.
 

 

Au Luxembourg | Jacques Villon

Jacques Villon

Au Luxembourg

Jacques Villon - Au Luxembourg
Jacques Villon – Au Luxembourg
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

Artiste

Jacques VILLON
Damville 1875 – Puteaux 1963

Description

1898
Gouache sur vélin
241 x 179
Signée au crayon en bas à gauche
Cadre

Commentaires

Dans l’ouvrage de Pierre Berès mentionné ci-dessous, on retrouve le croquis daté de 1898 préparatoire à cette gouache. Celle-ci s’inscrit dans le répertoire des œuvres de Villon autour de 1900 : des élégantes aux grandes robes, aux chapeaux et aux boas. On retrouve la même pose assise que dans certaines gravures de la même époque (La parisienne, Bernadette, La dame en bleu…). Le coloris à la gouache est apposé par aplats et confère à cette élégante un caractère tout aussi mystérieux qu’expressif.

Bibliographie

– Pierre Berès, Jacques Villon – Cent croquis, Paris, Hermann, 1959, planche 40.

 

Chez le pâtissier | Jean-Émile Laboureur

Jean-Émile Laboureur

Chez le pâtissier

Jean-Émile Laboureur - Chez le pâtissier
Jean-Émile Laboureur – Chez le pâtissier

Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

Artiste

Jean-Émile LABOUREUR
Nantes 1877 – Pénestin 1943

Description

vers 1924
Gouache
271 x 181 mm
Laboureur 343
Signée, annotée : « en hommage » puis signée au crayon en bas à gauche
Cadre
Étude pour la gravure au burin (Laboureur 278)

Exposition

– Galerie Marcel Guiot, 1931, n° 43.

Commentaires

Cette tranquille et heureuse période de l’immédiat après-guerre va être pour Laboureur un temps d’intense production artistique. De retour du Croisic à Paris, il va avoir l’occasion de reprendre la description de la rue parisienne. Dans cette gouache, il représente la pâtisserie Mangin, rue du Havre. Le décor de la pâtisserie et les vêtements des personnages sont caractéristiques du goût de l’entre-deux guerre et les coloris amènent la joie de vivre de cette époque. Le style cubisant de Laboureur et ses personnages filiformes se reconnaît aisément. En fin praticien de la gravure au burin, l’artiste sait apposer des coloris en hachures quand il n’utilise pas des aplats. Dans cette œuvre, Laboureur nous invite à entrer dans cette pâtisserie. Cette gouache a été exposée à la galerie Marcel Guiot en 1931 où le catalogue de l’exposition la présente comme une « étude pour la gravure ».

Bibliographie

– Sylvain Laboureur, Catalogue complet de l’œuvre de Jean-Émile Laboureur, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1989, tome I : Gravures et lithographies individuelles, p. 296, n° 278.
– Sylvain Laboureur, Catalogue complet de l’œuvre de Jean-Émile Laboureur, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1991, tome III : Peintures, aquarelles et gouaches, p. 226, n° 343.
 

 

Vieille femme | Honoré Daumier

Honoré Daumier

Vieille femme

Honoré Daumier - Vieille femme
Honoré Daumier – Vieille femme
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand du 17 juin au 23 juillet 2016.

Artiste

Honoré DAUMIER
Marseille 1808 – Valmondois 1879

Description

Vieille femme
Aquarelle sur traits au crayon
95 x 80
Maison 186
Cadre

Expositions

Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 79.

Commentaires

Daumier a été très attiré par les scènes de la vie populaire, aussi bien à la ville qu’à la campagne, et ce vif plaisir s’est évidemment traduit en de merveilleux dessins et aquarelles. Cette vieille femme est dessinée au crayon pour en délimiter les contours sans trop de détails dans les traits pour n’en retenir que l’essentiel du modelé, de sa posture et de son expression. Grâce à l’adjonction de l’aquarelle, il renforce le volume et, en somme, lui donne plus de présence. Dans son traitement comme dans son cadrage en buste non sans évocation à son art sculptural, cette vieille femme dégage de la sensibilité, de l’expression et de la vie. Elle est tirée de la nature, mais elle est chargée d’humanité, étant par l’art de Daumier recréée. Nous pourrions citer ces mots de Georges Duhamel : « Daumier a été sollicité, tourmenté même par la troisième dimension du monde ».

Bibliographie

– K.-E. Maison, Honoré Daumier : catalogue raisonné of the paintings, watercolors and drawings, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1968, tome II : the watercolors and drawings, p. 69 n° 186, plate 38 n° 186 (ill.).
– Préface de Georges Duhamel, Introduction de Maurice Gobin, Catalogue de l’expostion Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 79.

 

Deux têtes | Honoré Daumier

Honoré Daumier

Deux têtes

Honore Daumier - Deux têtes
Honore Daumier – Deux têtes
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Honoré DAUMIER
Marseille 1808 – Valmondois 1879

Description

Deux têtes
vers 1865-1870
Aquarelle et lavis sur traits à la plume et à l’encre
90 x 170 mm
Maison 121
Signée des initiales à la plume et à l’encre en bas à gauche
Cadre

Provenance

Vente Arsène Alexandre, Paris, 1903, lot n° 127 ? (Klossowski 411). Mais il s’agit probablement d’un autre dessin.

Expositions

Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 80.
Daumier, Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, 11 juin-6 septembre 1999, Paris, Grand Palais, 5 octobre 1999-3 janvier 2000, Washington, The Phillips Collection, 19 février-14 mai 2000, n° 312.

Commentaires

Cette aquarelle de Daumier est bien plus achevée que la précédente et c’est pourquoi il l’a signée. Étant une scène de plein air, nous remarquons que le fond ne présente pas de paysage. La raison est volontaire et ce n’est pas par manque d’habileté. Le paysage est chez lui un décor secondaire à des manifestations humaines qui ont toujours la priorité, disons l’exclusivité. Ici ce sont les deux personnages au premier plan qui l’intéressent. À nouveau, la préoccupation première de Daumier est la notion de volume et d’expression par le trait et l’aquarelle. Nous pourrions le résumer par ces mots de Maurice Gobin : l’important est « de saisir, dans la graphie même du dessin, le style sculptural qui l’imprègne ; d’y voir et sentir cette tendance de l’artiste à traduire la forme dans ses trois dimensions et – par traits cursifs ou par raccourcis serrés – à la faire tourner. C’est le propre du « dessin de sculpteur ».

Bibliographie

– K.-E. Maison, Honoré Daumier : catalogue raisonné of the paintings, watercolors and drawings, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1968, tome II : the watercolors and drawings, p. 54 n° 121, plate 21 n° 121 (ill.).
– Préface de Georges Duhamel, Introduction de Maurice Gobin, Catalogue de l’expostion Daumier sculpteur, lithographe et dessinateur. Galerie Sagot – Le Garrec, 14 juin-13 juillet 1957, n° 80.
– Catalogue de l’exposition Daumier, Paris, Réunion des Musées Nationaux, Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, Washington, The Phillips Collection, p. 470, n° 312.

 

Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg | Édouard Manet

Édouard Manet

Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg

Édouard Manet - Recto : Le pont de l’Europe - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Recto
Édouard Manet - Verso : La rue de Saint-Pétersbourg - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Verso

Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Édouard MANET
Paris 1832 – 1883

Description

Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art)
1872
Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin (double page au recto et verso de la page de gauche)
Recto : Le pont de l’Europe – Verso : La rue de Saint-Pétersbourg
182 x 243
Rouart et Wildenstein, tome II, dessin n° 321
Pli vertical médian, de la double page provenant du carnet, renforcé et quelques infimes déchirures habilement restaurées avec de la pâte à papier

Provenance

– Collection de Madame Veuve Édouard Manet (succession de l’artiste).
– Collection Auguste Pellerin (Vendu par Madame Manet vers 1899 – voir la lettre d’Antonin Proust à Madame Manet datée du 14 février 1899, Archives Tabarant, Pierpont Morgan Library, New York, reproduite dans le catalogue de la vente Pellerin, 10 juin 1954, ‘Album n° 1’).
– Vente anonyme [Pellerin], Paris, Hôtel Drouot, 7 mai 1926, lot n° 62. Achat de Maurice Le Garrec.
– Collection Le Garrec.

Expositions

Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes et lithographies. Paris, Edmond Sagot, 7-19 avril 1930, n° 6.
Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, juin 1978, n° 12.
Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 5 juin-11 novembre 1996, n° 40.
Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, musée d’Orsay, 9 février-17 mai 1998, Washington, National Gallery of Art, 14 juin-20 septembre 1998, n° 20.
Manet. Rome, Complesso del Vittoriano, 8 octobre 2005-5 février 2006, n° 94.

Commentaires

Manet était un observateur sensible de la vie moderne parisienne et des innovations de son époque, en l’occurrence dans le domaine de l’urbanisme industriel et des transports. Il a toujours vécu dans le quartier de l’Europe ou à sa périphérie et connaissait par cœur ce quartier en pleine effervescence. Antonin Proust disait de Manet : « l’œil jouait un si grand rôle que Paris n’a jamais connu de flâneur semblable à lui et de flâneur flânant plus utilement ». Comme en témoignent ses amis, Manet avait toujours un carnet sur lui et dessinait des croquis de tout ce qu’il observait et qui pouvait être utilisé dans la composition de ses tableaux. Manet prit ces croquis depuis le jardin qui surplombait les voies, derrière le 58 rue de Rome où son ami Alphonse Hirsch avait son atelier. Dans le tableau du Chemin de fer, derrière les barreaux de la grille noire, et malgré l’épaisse fumée des trains, on reconnaît plusieurs éléments esquissés dans ces croquis et qui forment l’arrière-plan de la toile. Sur ces pages de croquis, on retrouve le pont de l’Europe avec sa structure métallique et un de ses piliers, avec la vue d’un cocher et la tête de son cheval (il y avait une station de fiacres au bas de la rue de Saint-Pétersbourg), une cabane et un réverbère et au bas du pilier un poste d’aiguillage et deux aiguilleurs sur les voies. Au fond sont indiquées les façades d’immeuble de la rue de Saint-Pétersbourg qui se prolongent, surtout au verso de la page de gauche, jusqu’à la porte d’entrée du 2 rue de Saint-Pétersbourg (voir l’angle supérieur gauche de la toile), mais sans arriver jusqu’au n° 4, où se situait l’atelier du peintre, tel qu’on le voit dans le tableau du Chemin de fer. Dans le tableau présenté au Salon de 1874, comme dans ces pages de croquis saisis sur le vif, Manet nous révèle ce qui peut désormais être considéré comme un hommage de l’artiste à son nouvel atelier dans un Paris moderne et tourné vers l’avenir.

Bibliographie

– Paul Jamot et Georges Wildenstein, Manet – Catalogue critique, Paris, Les Beaux-Arts, 1932, tome I, p. 146, n° 231.
– Robert Rey, Choix de soixante-quatre dessins de Édouard Manet, Paris – New York, Braun, 1932, p. 37.
– Adolphe Tabarant, Manet et ses œuvres, Paris, Gallimard, 1947, p. 222.
– Alain de Leiris, The drawings of Edouard Manet, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1969, p. 119, n° 336.
– Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet – Catalogue raisonné, Lausanne – Paris, La bibliothèque des arts, 1975, tome II – Aquarelles et dessins, pp. 124-125, n° 321.
– Juliet Wilson-Bareau, Catalogue de l’exposition Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, 1978, p. 11, n° 12.
– Harry Rand, Manet’s contemplation at the Gare Saint-Lazare, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1987, page 110 fig. 33, p. 112.
– Juliet Wilson-Bareau, Manet by himself – Manet par lui-même, London, Macdonald & Co, Paris, Éditions Atlas, 1991, p. 204, n° 154.
– Ronald Pickvance, Catalogue de l’exposition Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1996, pp. 98, 189 et 229, n° 40.
– Juliet Wilson-Bareau, Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, Réunion des Musées Nationaux, Washington, Board of Trustees, National Gallery of Art, Yale University Press, pp. 41-63, fig. 50, pp. 57, 195, n° 20.
– Manuela B. Mena Marqués, Manet en el Prado, Madrid, Museo Nacional del Prado, 2003, p. 291, fig. 135.