Édouard MANET

Édouard Manet

Paris 1832 – 1883
Édouard Manet
Édouard Manet

Édouard Manet est l’héritier du réalisme. Il suit les idées de Courbet et cherche à supprimer les conventions académiques. Il veut représenter la « vie moderne ».
Manet est donc un révolutionnaire de la peinture de son temps. Il s’oppose aux règles fixées. Il veut peindre ce qu’il veut et comme il le veut !
Ainsi Édouard Manet soutiendra toujours les impressionnistes et leur nouvelle touche.

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Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg | Édouard Manet

Édouard Manet

Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg

Édouard Manet - Recto : Le pont de l’Europe - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Recto
Édouard Manet - Verso : La rue de Saint-Pétersbourg - Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art) - 1872 - Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin
Édouard Manet – Le pont de l’Europe et la rue de Saint-Pétersbourg – Verso

Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Édouard MANET
Paris 1832 – 1883

Description

Croquis pour Le chemin de fer (1872-1873, Washington, National Gallery of Art)
1872
Mine de plomb sur double page de carnet, papier vélin (double page au recto et verso de la page de gauche)
Recto : Le pont de l’Europe – Verso : La rue de Saint-Pétersbourg
182 x 243
Rouart et Wildenstein, tome II, dessin n° 321
Pli vertical médian, de la double page provenant du carnet, renforcé et quelques infimes déchirures habilement restaurées avec de la pâte à papier

Provenance

– Collection de Madame Veuve Édouard Manet (succession de l’artiste).
– Collection Auguste Pellerin (Vendu par Madame Manet vers 1899 – voir la lettre d’Antonin Proust à Madame Manet datée du 14 février 1899, Archives Tabarant, Pierpont Morgan Library, New York, reproduite dans le catalogue de la vente Pellerin, 10 juin 1954, ‘Album n° 1’).
– Vente anonyme [Pellerin], Paris, Hôtel Drouot, 7 mai 1926, lot n° 62. Achat de Maurice Le Garrec.
– Collection Le Garrec.

Expositions

Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes et lithographies. Paris, Edmond Sagot, 7-19 avril 1930, n° 6.
Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, juin 1978, n° 12.
Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 5 juin-11 novembre 1996, n° 40.
Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, musée d’Orsay, 9 février-17 mai 1998, Washington, National Gallery of Art, 14 juin-20 septembre 1998, n° 20.
Manet. Rome, Complesso del Vittoriano, 8 octobre 2005-5 février 2006, n° 94.

Commentaires

Manet était un observateur sensible de la vie moderne parisienne et des innovations de son époque, en l’occurrence dans le domaine de l’urbanisme industriel et des transports. Il a toujours vécu dans le quartier de l’Europe ou à sa périphérie et connaissait par cœur ce quartier en pleine effervescence. Antonin Proust disait de Manet : « l’œil jouait un si grand rôle que Paris n’a jamais connu de flâneur semblable à lui et de flâneur flânant plus utilement ». Comme en témoignent ses amis, Manet avait toujours un carnet sur lui et dessinait des croquis de tout ce qu’il observait et qui pouvait être utilisé dans la composition de ses tableaux. Manet prit ces croquis depuis le jardin qui surplombait les voies, derrière le 58 rue de Rome où son ami Alphonse Hirsch avait son atelier. Dans le tableau du Chemin de fer, derrière les barreaux de la grille noire, et malgré l’épaisse fumée des trains, on reconnaît plusieurs éléments esquissés dans ces croquis et qui forment l’arrière-plan de la toile. Sur ces pages de croquis, on retrouve le pont de l’Europe avec sa structure métallique et un de ses piliers, avec la vue d’un cocher et la tête de son cheval (il y avait une station de fiacres au bas de la rue de Saint-Pétersbourg), une cabane et un réverbère et au bas du pilier un poste d’aiguillage et deux aiguilleurs sur les voies. Au fond sont indiquées les façades d’immeuble de la rue de Saint-Pétersbourg qui se prolongent, surtout au verso de la page de gauche, jusqu’à la porte d’entrée du 2 rue de Saint-Pétersbourg (voir l’angle supérieur gauche de la toile), mais sans arriver jusqu’au n° 4, où se situait l’atelier du peintre, tel qu’on le voit dans le tableau du Chemin de fer. Dans le tableau présenté au Salon de 1874, comme dans ces pages de croquis saisis sur le vif, Manet nous révèle ce qui peut désormais être considéré comme un hommage de l’artiste à son nouvel atelier dans un Paris moderne et tourné vers l’avenir.

Bibliographie

– Paul Jamot et Georges Wildenstein, Manet – Catalogue critique, Paris, Les Beaux-Arts, 1932, tome I, p. 146, n° 231.
– Robert Rey, Choix de soixante-quatre dessins de Édouard Manet, Paris – New York, Braun, 1932, p. 37.
– Adolphe Tabarant, Manet et ses œuvres, Paris, Gallimard, 1947, p. 222.
– Alain de Leiris, The drawings of Edouard Manet, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1969, p. 119, n° 336.
– Denis Rouart et Daniel Wildenstein, Édouard Manet – Catalogue raisonné, Lausanne – Paris, La bibliothèque des arts, 1975, tome II – Aquarelles et dessins, pp. 124-125, n° 321.
– Juliet Wilson-Bareau, Catalogue de l’exposition Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, 1978, p. 11, n° 12.
– Harry Rand, Manet’s contemplation at the Gare Saint-Lazare, Berkeley & Los Angeles, University of California Press, 1987, page 110 fig. 33, p. 112.
– Juliet Wilson-Bareau, Manet by himself – Manet par lui-même, London, Macdonald & Co, Paris, Éditions Atlas, 1991, p. 204, n° 154.
– Ronald Pickvance, Catalogue de l’exposition Manet. Martigny, Fondation Pierre Gianadda, 1996, pp. 98, 189 et 229, n° 40.
– Juliet Wilson-Bareau, Manet – Monet – La gare Saint Lazare. Paris, Réunion des Musées Nationaux, Washington, Board of Trustees, National Gallery of Art, Yale University Press, pp. 41-63, fig. 50, pp. 57, 195, n° 20.
– Manuela B. Mena Marqués, Manet en el Prado, Madrid, Museo Nacional del Prado, 2003, p. 291, fig. 135.
 

 

Édouard Manet | Le torero mort

Édouard Manet

Le torero mort

Édouard Manet - Le torero mort - Eau-forte et aquatinte
Édouard Manet – Le torero mort
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Édouard MANET
Paris 1832 – 1883

Description

Le torero mort
1867-1868
Eau-forte et aquatinte
156 x 224 mm [169 x 266]
Moreau-Nélaton 13 – Guérin 33 – Harris 55 – Bareau et Berès 43
Superbe et rarissime épreuve, fortement encrée et probablement imprimée par Bracquemond, du premier état sur sept, avant divers travaux à la pointe et avec l’aquatinte en deux tons, sur japon pelure. Infimes défauts du papier hors du sujet. Petites marges normales. De toute rareté. L’une des trois épreuves connues de cet état. Seule épreuve dans une collection privée.

Provenance

– Collection Félix Bracquemond.
– Collection Le Garrec (achat du 5 avril 1919, succession de Félix Bracquemond ?).

Commentaires

Édouard Manet présenta au Salon de 1864 deux tableaux, dont L’épisode d’un combat de taureaux souleva la critique. En 1867, répétant un processus antérieur, il divisa la toile en deux tableaux : Course de taureaux et Le torero mort, tous deux retravaillés en compositions individuelles. Le torero mort a été exposé à l’exposition de l’avenue de l’Alma en 1867, année où il grava cette eau-forte. Juliet Wilson-Bareau, comme par la suite Jay Fisher, ont établi une suite de sept états essentiellement par succession des aquatintes et des lavis d’acide. Cette évolution n’est pas tant le résultat de complications techniques, mais plutôt le souhait de rester proche du tableau qu’il venait d’isoler et de retravailler. Cette eau-forte est la plus complexe de l’œuvre gravé de Manet dans son processus d’élaboration et elle résiste encore à l’analyse. Revenons à cette épreuve puisqu’il s’agit du tout premier état. Le sang et l’épée sont clairs, la muleta peu ombrée et la manche gauche du torero reste claire, gravé en lignes horizontales (avant d’être assombrie). Selon Moreau-Nélaton, Manet a sollicité Bracquemond pour son aide technique, comme pour Olympia, pour le grain d’aquatinte et la morsure de la plaque. Ils ont utilisé deux morsures à l’acide donnant l’effet de division horizontale en deux parties. Cette épreuve est très nettement encrée et imprimée en noir, probablement par Bracquemond, sur japon pelure. Guérin ne cite, et reproduit, que cette épreuve du premier état et elle est reproduite également par Harris. Mais il existe trois épreuves connues de cet état, les deux autres provenant des collections Burty et Degas et se trouvant à Stockholm et à Copenhague. Cette superbe épreuve du torero mort, provenant de la collection de Félix Bracquemond, reste la seule épreuve du premier état en dehors des collections publiques.

Bibliographie

– Étienne Moreau-Nélaton, Manet graveur et lithographe, Paris, Le Peintre-Graveur Illustré, 1906, n° 13.
– Marcel Guérin, L’œuvre gravé de Manet, Paris, Librairie Floury, 1944, n° 33.
– Juliet Wilson-Bareau, Catalogue de l’exposition Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, 1978, n° 43 et appendice.
– Jay McKean Fisher, The Prints of Edouard Manet, Washington, Library of Congress, International Exhibitions Foundation, 1985, pp. 80-82 (autres états).

 

Hommage à Jean-Claude Romand

Hommage a Jean-Claude Romand

Exposition – Juin 2016

Jean-Claude Romand
Jean-Claude Romand (1927-2009) – Marchand, expert & collectionneur

Œuvres choisies provenant de sa collection

Nicolas Romand et la galerie Sagot – Le Garrec ont eu le plaisir de présenter une sélection d’œuvres choisies provenant de la collection personnelle de Jean-Claude Romand. Il fut directeur de la galerie Sagot – Le Garrec de 1946 à 2004 et expert en estampes. Tout au long de sa carrière, il a su également, en amateur averti, constituer sa collection personnelle très diversifiée. C’est pourquoi Nicolas Romand a sélectionné 30 œuvres choisies et représentatives de son goût et de sa passion pour l’art.

Edgar Degas - Repos sur le lit - vers 1879 - Monotype
Edgar Degas – Repos sur le lit

Cette sélection comprend des estampes modernes et des dessins modernes par Pierre Bonnard, Rodolphe Bresdin, Bernard Buffet, Jean-Baptiste Camille Corot, Honoré Daumier, Edgar Degas, Eugène Delacroix, James Ensor, Henri Fantin-Latour, Georges de Feure, Paul Gauguin, Théodore Géricault, Marcel Gromaire, Kiyoshi Hasegawa, Jean-Emile Laboureur, Auguste Lepère, Edouard Manet, André Masson, Pablo Picasso, Camille Pissarro, Odilon Redon, Auguste Rodin, Georges Seurat, Paul Signac et Jacques Villon.

Exposé chez Sagot – Le Garrec du 17 juin au 23 juillet 2016.
Retrouvez le catalogue de l’exposition.