Mailys Seydoux Dumas

Exposition – Janvier 2020

Maïlys Seydoux Dumas - Le bleu à soupirs
Le bleu à soupirs

Exposition BLEU OR ROSE de Maïlys Seydoux Dumas

Nicolas Romand et la galerie Sagot – Le Garrec ont le plaisir de présenter l’exposition de lithographies, livres illustrés et peintures BLEU OR ROSE de Maïlys Seydoux Dumas.

Maïlys Seydoux Dumas - Bleu - Or - Rose
M. Seydoux Dumas – Bleu – Or – Rose

Exposition accompagnée de la présentation des 3 albums de la trilogie Bleu – Or – Rose comportant 10 lithographies en couleurs chacun. Textes et poèmes de Haïm Kern.

Maïlys Seydoux Dumas
Maïlys Seydoux Dumas

Née à Saumur, Maïlys Seydoux-Dumas est diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris en 1992.

Après une formation de gravure dans l’atelier de Jean Clerté, elle se consacre à la peinture avec notamment des séries explorant l’intime par le biais de portraits et d’autoportraits où reflets et miroirs prédominent.

Son oeuvre est régulièrement présentée à la galerie Koralewski (Paris), et aujourd’hui à la galerie Sagot – Le Garrec.

Exposition du 17 janvier au 15 février 2020

Maïlys Seydoux Dumas sur le web : www.mailysseydouxdumas.com

La peinture ne cesse d’émerveiller, alors même qu’elle scandalise. Maïlys Seydoux se plonge dans cet art avec délice, mais non sans prise de risque. Car c’est l’intime de son imaginaire qu’elle expose ainsi, engageant son propre corps figuré en « première ligne ».

En prélude , viennent les portraits de son entourage : les familiers, les proches parmi lesquels elle glisse parfois sa silhouette, avec la discrétion des » portraits insérés médiévaux. Puis dans un dévoilement plus affirmé, elle s’auto-représente en pied, triomphale et mal assurée encore, mais pinceaux et brosses en main, composant une allégorie conquérante du « moyen ». Enfin, elle s’efface derrière le sujet véritable dont elle ne se départira plus : l’introspection par l’acte créatif sériel, médiateur par excellence. Elle met désormais en oeuvre l’antique procédé artistique du miroir, ne lui consentant que la présence de son propre visage, tête décapitée, littéralement « médusée ». Puis le dispositif spéculaire la redouble à mi-corps : dimezzata (pourfendue), aurait pu écrire Italo Calvino… Enfin le miroir se brise (felix culpa !) ne révélant pourtant rien de l’au-delà têtu de sa surface émiettée. Le réel « tel qu’il est » impénétrable et fragmenté s’y reflète, tout en ménageant des brèches. Au regardant de s’aventurer dans ces fractures et de s’y perdre. Maïlys qui n’est pas Alice, réserve les arcanes de son intériorité à ses propres « spéculations ».

Claude Frontisi, Octobre 2016