Entrance to the Adelphi Wharf | Théodore Géricault

Théodore Géricault

Entrance to the Adelphi Wharf

Théodore Géricault - Entrance to the Adelphi Wharf – 1821 - Lithographie
Théodore Géricault – Entrance to the Adelphi Wharf
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Théodore GÉRICAULT
Rouen 1791 – Paris 1824

Description

Entrance to the Adelphi Wharf
1821. Lithographie. 253 x 310. [381 x 545]. Delteil 40.
Superbe et rare épreuve de l’état définitif, avec la lettre, sur vélin à grandes marges. Rousseurs claires marginales et au verso. Petite auréole claire d’humidité dans l’angle supérieur gauche. Pli cassé dans l’angle inférieur droit. Infime empoussièrage. Quelques annotations partiellement effacées. Reste de papier gommé le long du bord supérieur au verso. Toutes marges. Ex-coll. Léon Le Rey (cachet encré en violet au verso – Lugt 2224).

Provenance

– Collection Léon Le Rey (Libraire).
– Collection Le Garrec (Achat du 7 décembre 1920).

Commentaires

Théodore Géricault est l’une des grandes figures de l’art qui surent concilier la tradition et le progrès. La vie de Géricault devait être fort courte d’ailleurs et son œuvre lithographié se situe entre 1817 et 1823. Il était passionné dès son plus jeune âge par le cheval et le dessin. Peu satisfait de l’accueil qui avait été fait au Salon de Paris à son Radeau de la Méduse, Géricault prit le parti de l’exposer à Londres où il se rendit le 25 août 1820. En 1821, il exécuta une série de douze lithographies imprimées chez Hullmandel et publiées chez Rodwell et Martin de janvier à mai 1821. Cette lithographie Entrance to the Adelphi Wharf fit partie de cette série. D’un crayon fin et nuancé, il déploie un dessin savant, à la fois souple et sensible tout en modelés gradués. Cette lithographie est une des pièces exceptionnelles de son œuvre.

Bibliographie

– Loÿs Delteil, Le Peintre Graveur Illustré – tome XVII – Théodore Géricault, Chez l’Auteur, Paris, 1924, Géricault, n° 40.

 

Les lames déferlent, marée de septembre | Auguste Lepère

Auguste Lepère

Les lames déferlent, marée de septembre

Auguste Lepère - Les lames déferlent, marée de septembre - 1901 - Bois gravé
Auguste Lepère – Les lames déferlent, marée de septembre
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Auguste LEPÈRE
Paris 1849 – Domme 1918

Description

Les lames déferlent, marée de septembre. 1901. Bois gravé. 283 x 397. [325 x 448]. Lotz-Brissonneau 274. Impression en couleurs tirée à l’eau à la manière japonaise. Superbe épreuve sur vergé filigrané : « Arches », signée, annotée : « tir. 40 Ep » et numérotée au crayon. Deux infimes taches d’encre au bord gauche. Infime salissure filiforme et verticale dans la large de droite. Toutes marges.

Commentaires

Fasciné par l’estampe japonaise, Lepère est un des grands instigateurs du renouveau du bois gravé à la fin du XIXème siècle. Imprimé en couleurs à l’eau à la manière japonaise, à l’instar de ceux d’Henri Rivière et dont les études de vagues gravées cinq ans plus tôt font écho à celle-ci, ce bois donne l’illusion des coloris à l’aquarelle, offrant des transparences colorées et des nuances dégradées d’une extraordinaire qualité et permettant non seulement la juxtaposition mais aussi la superposition des teintes de telle sorte que l’on peut obtenir une gamme plus riche de couleurs. Ainsi dans ce bois gravé, Lepère gagne en simplicité et en souplesse, superposant en camaïeu quelques teintes seulement, obtenant des variations d’atmosphère et de tonalité avec une étonnante économie de moyens. Cette œuvre est considérée comme le plus important bois en couleurs d’Auguste Lepère.

Bibliographie

– Alphonse Lotz-Brissonneau, L’œuvre gravé d’Auguste Lepère, Paris, Edmond Sagot, 1905, p. 213, n° 274.
– Charles Saunier, Auguste Lepère – peintre et graveur – décorateur de livres, Paris, Maurice Le Garrec, 1931.
– François Fossier, Auguste Lepère ou le renouveau du bois gravé en France, Les dossiers du musée d’Orsay, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 1992, p. 4 n° 32 (ill.), p. 31, p. 45 n° 32.

Vendu

 

Édouard Manet | Le torero mort

Édouard Manet

Le torero mort

Édouard Manet - Le torero mort - Eau-forte et aquatinte
Édouard Manet – Le torero mort
Œuvre à retrouver dans le cadre de l’exposition Hommage à Jean-Claude Romand, dès le 17 juin 2016.

Artiste

Édouard MANET
Paris 1832 – 1883

Description

Le torero mort
1867-1868
Eau-forte et aquatinte
156 x 224 mm [169 x 266]
Moreau-Nélaton 13 – Guérin 33 – Harris 55 – Bareau et Berès 43
Superbe et rarissime épreuve, fortement encrée et probablement imprimée par Bracquemond, du premier état sur sept, avant divers travaux à la pointe et avec l’aquatinte en deux tons, sur japon pelure. Infimes défauts du papier hors du sujet. Petites marges normales. De toute rareté. L’une des trois épreuves connues de cet état. Seule épreuve dans une collection privée.

Provenance

– Collection Félix Bracquemond.
– Collection Le Garrec (achat du 5 avril 1919, succession de Félix Bracquemond ?).

Commentaires

Édouard Manet présenta au Salon de 1864 deux tableaux, dont L’épisode d’un combat de taureaux souleva la critique. En 1867, répétant un processus antérieur, il divisa la toile en deux tableaux : Course de taureaux et Le torero mort, tous deux retravaillés en compositions individuelles. Le torero mort a été exposé à l’exposition de l’avenue de l’Alma en 1867, année où il grava cette eau-forte. Juliet Wilson-Bareau, comme par la suite Jay Fisher, ont établi une suite de sept états essentiellement par succession des aquatintes et des lavis d’acide. Cette évolution n’est pas tant le résultat de complications techniques, mais plutôt le souhait de rester proche du tableau qu’il venait d’isoler et de retravailler. Cette eau-forte est la plus complexe de l’œuvre gravé de Manet dans son processus d’élaboration et elle résiste encore à l’analyse. Revenons à cette épreuve puisqu’il s’agit du tout premier état. Le sang et l’épée sont clairs, la muleta peu ombrée et la manche gauche du torero reste claire, gravé en lignes horizontales (avant d’être assombrie). Selon Moreau-Nélaton, Manet a sollicité Bracquemond pour son aide technique, comme pour Olympia, pour le grain d’aquatinte et la morsure de la plaque. Ils ont utilisé deux morsures à l’acide donnant l’effet de division horizontale en deux parties. Cette épreuve est très nettement encrée et imprimée en noir, probablement par Bracquemond, sur japon pelure. Guérin ne cite, et reproduit, que cette épreuve du premier état et elle est reproduite également par Harris. Mais il existe trois épreuves connues de cet état, les deux autres provenant des collections Burty et Degas et se trouvant à Stockholm et à Copenhague. Cette superbe épreuve du torero mort, provenant de la collection de Félix Bracquemond, reste la seule épreuve du premier état en dehors des collections publiques.

Bibliographie

– Étienne Moreau-Nélaton, Manet graveur et lithographe, Paris, Le Peintre-Graveur Illustré, 1906, n° 13.
– Marcel Guérin, L’œuvre gravé de Manet, Paris, Librairie Floury, 1944, n° 33.
– Juliet Wilson-Bareau, Catalogue de l’exposition Édouard Manet – Dessins, aquarelles, eaux-fortes, lithographies et correspondances. Paris, Huguette Berès, 1978, n° 43 et appendice.
– Jay McKean Fisher, The Prints of Edouard Manet, Washington, Library of Congress, International Exhibitions Foundation, 1985, pp. 80-82 (autres états).